Publications partenaires sur la thématique du Respect par l'éducation ou l'éducation inclusive (conversation avec Edurespect.fr)


 


Le respect (du latin respicere signifiant « regarder en arrière ») présente plusieurs significations à un niveau méta-social et à un niveau micro-personnel. Avec ce dernier, il évoque l'aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé, en vue d'en tirer les conséquences dans le présent. Ainsi, il s'agit du respect d'une promesse, du respect d'un contrat ou du respect des règles d'un jeu. Le respect évoque l'aptitude à se remémorer les actes auparavant accomplis par un individu, lesquels sont engagement. A un niveau macro ou social, le sens du terme "respect" renvoie à l'acceptation, à une signification proche de l'estime, de la reconnaissance.  Le respect ne doit pas être confondu avec la tolérance, qui ne répond pas aux  mêmes motifs. Notons que contrairement au respect, elle n'est pas incompatible avec le mépris. En France, le respect de la dignité humaine a été érigé en principe à valeur constitutionnelle par la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 19943 au 28 juillet 1994. Le concept de respect est fondamental à toute organisation sociale car il donne de la valeur aux règles et aux lois édictées.

Sans le respect des lois et du vote démocratique, sans le respect des institutions, une démocratie perd son sens et tend soit à se rapprocher d'une dictature, soit à se diriger vers l'anarchie. La valeur "respect" émerge dans nos sociétés occidentales comme un gage de paix et de fraternité. Elle devient une exigence première dans les relations interpersonnelles; le respect mutuel est largement considéré comme le fondement de la paix sociale, un antidote aux discriminations et exclusions racistes, sexistes ou homophobes. Etre respecté est un signe de citoyenneté et d'intelligence sociale des relations interindividuelles. C'est accepter le concept de "diversité", creuset de riches métissages en divers domaines. Si la notion de respect est fort subjective comme tout aspect des relations intra et inter-humaines, et peu scientifique à première vue, elle n'en demeure pas moins une vraie réflexion philosophique et une exigence éducative.

L'éducation inclusive est un concept récent dont l'objectif est de rendre accessible l'école ordinaire à tous les enfants. Cette démarche met l'accent sur l'adaptation de l'environnement scolaire ordinaire afin de permettre l'accueil des élèves à besoins éducatifs particuliers (enfants en situation de handicap, en grande difficulté scolaire, à haut potentiel, allophones, malades). Ce principe s'inscrit dans l'approche d'un modèle social qui postule que le handicap est le résultat de l'interaction entre les caractéristiques d'une personne (différente sur le plan corporel ou dans le fonctionnement) et un environnement physique et social spécifique. L'approche consiste donc à agir sur l'environnement scolaire pour le rendre accessible. Il n'est plus du ressort de l'individu à s'adapter, comme jadis, mais de l'environnement à s'adapter à l'individu. Environnements et contextes sont appelés à développer des mécanismes favorables à l'adaptation de tous. Le principe d’inclusion est hérité des mouvements pour le droit humain des années 1960 et 1970, le terme intégration est peu à peu remplacé par celui d'inclusion. Comme l'indique Wikipedia, L’inclusion scolaire ne concerne pas uniquement des personnes atteintes d’un handicap, mais aussi les élèves à très haut QI, les élèves allophones et bien d’autres enfants qui, si on la prend dans son sens le plus large, n’ont pas ce qu’il faut pour rentrer “dans le moule” de l’école. Pour parvenir à l’inclusion, il est recommandé dans le rapport des défenseurs des droits de 2016, le premier à être entièrement consacré aux droits à l'éducation (J.Toubon, G. Avenard; 2016), que pour pallier l’une des entraves à l’inclusion des élèves allophones ou en difficultés sociales, il faut en parler dans la formation des professeurs: “systématiser la formation aux stéréotypes et aux discriminations dans la formation initiale et continue”. Il ne faut cependant pas rejeter la faute sur les enseignants qui sont confrontés à différents dilemmes en matière d’inclusion. Brahm Norwich en a identifié quatre : « L’accès et la qualité, l’équité et la justice sociale, les valeurs démocratiques et la participation, l’équilibre entre unité et diversité. » (C.Reverdy 2019). Ainsi, en devant sans cesse faire peser dans la balance différents facteurs, les enseignants sont à la fois les acteurs sur lesquels repose, le plus, cette inclusion et à la fois démunis car ils n’ont que rarement les moyens d’y parvenir. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Inclusion_scolaire)




  • PROMO : EDU RESPECT.FR - Plateforme éducative sur l'éducation au respect de toutes les différences : sexismes, racismes, homophobies - Promotion de la diversité et de l'altérité.




  • des textes sur le blog Edurespect.fr


                                                                          Ancienne version ergonomique du site 2003-2013